Axe 3 : Rouen, Notre Commune où il fait mieux vivre

Démarche « égalité »

Pour les salarié.e.s, les retraité.e.s, les étudiant.e.s, les chômeurs et les chômeuses, le quotidien est devenu plus difficile. Les droits de chacun.e et l’Etat social sont remis en cause par la politique brutale du gouvernement des riches. Accéder aux soins ou à une école de proximité et de qualité est de plus en plus souvent fonction de son territoire de résidence.

Pour ne plus subir la grande régression néolibérale, les communes insoumises conduiront une politique active de lutte contre les inégalités. Alors qu’une minorité déterminée à faire sécession du reste de la société accumule sans fin et sans buts, nous voulons répartir les richesses et garantir à chacun.e le droit au logement, à la sécurité, aux soins, à l’éducation pour permettre à tous de vivre mieux.

 

3.1 Garantir le droit au logement

3.1.1 Mettre le logement social au service du bien-vivre ensemble
-Construire des logements sociaux pour favoriser la mixité sociale en introduisant dans le PLU une obligation de 30 % de logements sociaux et très sociaux (PLAI et PLUS) dans les opérations neuves et de 40 % en zones tendues. A Rouen, nous sommes à 30 % de logements sociaux.
-Répartir de façon égale sur l’ensemble du territoire communal la construction de logement sociaux pour favoriser la mixité sociale et lutter contre la formation de ghettos, de riches ou de pauvres, en privilégiant l’implantation des logements les plus sociaux (PLAI) dans les quartiers les plus aisés. A Rouen, une forte ségrégation a lieu entre la rive droite et la rive gauche. De plus, les HDR sont enclavés et les foyers les plus populaires sont regroupés à la Grand Mare.
-Empêcher la privatisation du logement social prévue par la loi ELAN : refuser de donner un avis conforme pour la vente de logements sociaux, augmenter les subventions des OPH en compensation du blocage des ventes, négocier des engagements « zéro vente » sur le territoire municipal de la part des entreprises sociales de l’habitat 
-Attribuer les logements sociaux de manière transparente en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères pour mettre fin au clientélisme

 

3.1.2 Lutter contre le mal logement
-Accélérer la réhabilitation des bâtiments insalubres en proposant leur acquisition à l’amiable ou en ayant recours au droit d’expropriation, dans l’objectif de les convertir en lieu de vie dynamisant le tissu urbain dans les délais les plus brefs (logements, commerces, espaces verts).
-Introduire une obligation de lutte contre l’insalubrité écologique à la charge des bailleurs sociaux et des propriétaires hébergeant des personnes précaires
-Créer ou développer des outils de prévention efficaces contre les expulsions locatives (commission de prévention des impayés locatifs avec les bailleurs, permanence d’aide juridique, médiation…) 
-Prendre des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement pérenne
-Constitution du maire et/ou le ou la président.e de l’EPCI en partie civile en cas d’expulsion abusive
-Lutter contre les marchands de sommeil en mettant en oeuvre le « permis de louer » (autorisation préalable de mise en location) et développer les contrôle d’hygiène et de salubrité dans les logements privés par l’embauche d’inspecteurs et d’inspectrices en nombre suffisant
-Mettre à disposition et favoriser la construction de centres d’hébergement d’urgence et de structures d’insertion pérennes (pensions de familles, CHRS…) pour en finir avec l’absurdité des hébergements dans des hôtels sociaux, coûteux et insalubres. A Rouen, le centre d’accueil de l’abbé Bazire est constamment plein. Nécessité de mettre les nombreux travailleurs qui y logent dans des logements stables, décents et peu onéreux.

 

3.1.3 Enrayer la spéculation immobilière et la mise en tourisme
-Revoir les montants de la taxe de séjour, en l’augmentant au plafond pour les catégories supérieures et en la diminuant pour les catégories inférieures. 
-Baisser le seuil en termes de jours de location au-delà duquel la location saisonnière relève de l’activité hôtelière et nécessite le respect de normes de sécurité et sanitaires plus strictes
-Définir une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, donnant priorité d’acquisition aux demandeurs de la commune, précisant la typologie et les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti spéculatives
-En zone tendue, demander au préfet la mise en place de l’encadrement des loyers 

 

3.2 La sécurité et la sûreté pour chacun.e

Assurer une présence policière de proximité
-Développer une véritable police municipale de proximité oeuvrant à la sécurité et à la tranquillité des habitant.e.s tout en exigeant le maintien ou l’augmentation des effectifs de la police nationale
-Démanteler les dispositifs coûteux, inefficaces et intrusifs de vidéosurveillance et utiliser les moyens ainsi économisés pour renforcer les effectifs de police municipale

 

3.2.1 Pacifier les relations police-population
-Refuser l’armement des policiers municipaux
-Former la police municipale pour en finir avec le contrôle au faciès
-Demander l’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal ou intercommunal
– Evaluer la mission du service public de police de proximité par l’envoie de questionnaire aux habitant.e.s

 

3.2.2 Garantir la tranquillité et la sécurité des femmes dans l’espace public
-Aménager un environnement urbain favorable aux femmes (éclairage public, mobilier urbain…)
-Développer un service de transport qui, le soir, peut s’arrêter où le souhaite la personne

 

3.2.3 Anticiper les effets du réchauffement climatique en matière de risques environnementaux
-actualiser le plan de prévention des risques (PPR) en prenant en compte les effets attendus du réchauffement climatique
-adopter un plan canicule recensant et prévoyant des lieux d’accueil adaptés 

– Planification d’un plan de sortie des entreprises dangereuses tel que Lubrizol de l’agglomération en lien avec un plan pour sortir la ville de sa dépendance aux énergies fossiles

 

3.3 Santé et éducation pour tou.tes !

3.3.1 Des écoles où il fait bon apprendre
-Proposer un petit déjeuner gratuit issu de l’agriculture biologique et locale et généraliser la gratuité de la cantine
-Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites
-Construire une sectorisation qui mette fin à la ségrégation et refuser l’ouverture de toute nouvelle école privée sur le territoire communal
-Rénover les écoles publiques pour garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’étude (locaux isolés, accessibles, désamiantage, salles dédiées au périscolaire et d’évolution…)

– Construire une école primaire à Grammont
-Parvenir à l’objectif d’une ATSEM à plein temps par classe en maternelle
-Ouvrir un « espace parents » animé par les associations de parents d’élèves dans chaque école
-Scolariser tous les enfants, Roms et de nationalité étrangère, vivant en squat, bidonvilles ou hôtels sociaux, comme la loi le prévoit

3.3.2 Prendre en compte les besoins des tout-petits
-Développer le service public local de la petite enfance en proposant des modes d’accueil diversifiés et adaptés à tous (crèches, multi-accueils, lieux d’accueil enfants-parents, relais assistantes maternelles…) afin de permettre à 100% des parents d’obtenir une place pour leurs enfants
-Aménager des aires de jeux inventives, naturelles, intergénérationnelles, respectueuses des normes environnementales dans les jardins publics, les ludothèques, les bibliothèques
-Rendre la procédure d’attribution des places en crèches plus transparente et plus rapide en unifiant par le haut les procédures de demande de place (crèches associatives, familiales, parentales ou municipales)

3.3.3 Faciliter l’accès aux soins
-Créer des mutuelles municipales pour les personnes résidant ou travaillant sur le territoire de la commune 
-Favoriser l’implantation de centres de santé et mutualistes pluri-professionnels à tiers payant intégral pour faciliter l’accès aux soins et lutter contre la désertification médicale 
-Lutter pour la défense des hôpitaux publics en luttant contre les fermetures d’hôpitaux et de maternité et les groupements hospitaliers territoriaux
-Créer des bains-douches sécurisés aux horaires d’ouverture étendus
-Oeuvrer à la sauvegarde des maternités de proximité
-Envisager la création de centres de planning familial

3.3.4 Adopter un plan global de lutte contre le fléau de la drogue
-Travailler étroitement avec la police nationale ou la gendarmerie pour poursuivre et arrêter les trafiquants de drogue
-Mettre en place, en lien avec les associations spécialisées, des salles ou des équipement mobiles de consommations à moindre risque pour renforcer le suivi sanitaire et social des toxicomanes, réduire les pratiques à risque et lutter contre la consommation de la drogue 
-Proposer un plan d’accompagnement des personnes toxicomanes : psychologie, désintoxication, relogement… en collaboration avec les associations et le ministère de la santé

 

3.4 Prendre soin de nos aînés

3.4.1 Lutter contre la perte d’autonomie 
-Créer des résidences pour personnes âgées publiques (EHPAD, résidences-autonomies, résidences intergénérationnelles)
-Développer les services à la personne (maintien à domicile, portage de repas) accessibles et adaptés
-Créer des pôles gériatriques regroupant en un seul lieu acteurs publics et associatifs
-Proposer un service de repas à domicile réalisés en cuisine centrale avec des produits locaux et biologiques

3.4.2 Développer les liens avec les ainés
-Favoriser les structures de co-logement seniors / étudiants
-Instaurer des Brigades des Papis et des Mamies chargées de missions bénévoles de soutien scolaire, activités périscolaires, lien social dans les quartiers, animation événementielle, visites à domicile…

– Retour du panier des aînés en mettant des produits de qualité, locaux et biologiques si possible.

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