Axe 2 : Rouen, une ville en transition écologique

Démarche « règle verte »

L’urgence écologique impose une bifurcation accélérée et globale, en rupture avec le mode de production et de consommation productiviste et la politique des petits pas des partisans du capitalisme vert. Alors que le gouvernement a renoncé à mettre en oeuvre les engagements de la COP 21, les collectivités insoumises s’engageront immédiatement en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de la lutte contre les pollutions et la production de déchets, de l’arrêt de l’artificialisation des terres et du maintien de la biodiversité.

La Règle Verte est le fil conducteur de notre programme municipal. Elle met en avant la nécessité de prendre en compte les limites des ressources naturelles, la capacité de la planète à les régénérer, et les équilibres des écosystèmes du local au global. A l’échelle des communes, la Règle Verte se traduit concrètement par la défense des services publics, la coopération et la complémentarité entre les territoires urbains et ruraux et par la maîtrise municipale des biens communs (l’eau, l’air, la terre, l’alimentation) par les citoyen.ne.s pour protéger leur santé et la biodiversité. A travers la planification des politiques locales, nous voulons engager sans attendre, la bifurcation écologique indispensable à la sauvegarde des écosystèmes et de l’humanité tout en répondant aux nécessités du plus grand nombre par la tarification socialisée et la généralisation de la gratuité.

 

2.1 Mettre en œuvre la règle verte

2.1. 1 Instaurer la planification écologique communale
-Etablir avec les habitant.e.s, durant la première année de mandat, un état des lieux des sources d’émissions de gaz à à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres sur le territoire communal et intercommunal
-A partir de ce bilan, organiser chaque année un débat citoyen d’orientation écologique visant à mettre en oeuvre la règle verte sur le territoire communal et intercommunal
-L’action communale prendra appui sur une planification pluriannuelle des politiques publiques : préservation des ressources naturelles, des biens communs, objectifs de réduction de l’empreinte écologique communale
-Les élu.e.s municipaux insoumis.es s’attacheront à construire des alternatives écologiques et solidaires à des échelles plus larges : intercommunalités, Parcs Naturels Régionaux, etc.

 

2.1.2 Engager la bifurcation énergétique : sobriété et énergies renouvelables
-Adopter un plan de développement des énergies renouvelables s’appuyant sur les associations citoyennes, les coopératives ou une régie publique proposant un tarif social de l’énergie

Investir dans des panneaux photovoltaïques ou une solution écologique alternative (géothermie…) sur les toits des bâtiments municipaux (école, mairie…) afin que chaque bâtiment se rapproche de l’autonomie énergétique (selon l’ensoleillement)
-Adopter un schéma communal ou intercommunal en vue de la réduction de la consommation énergétique par la rénovation thermique des locaux publics en renforçant les programmes de détection des passoires énergétiques et d’efficacité énergétique ; en favorisant les projets d’habitat écologiques et partagés et les coopératives d’habitants ; en mettant en place un soutien financier aux particulier pour l’isolation thermique de leurs logements.

 

 

2.2 Où l’on respire

Rouen est une ville polluée notamment par le trafic automobile. L’enjeu de santé publique est de réduire les déplacements auto. L’incident du Pont Mathilde en 2012 a prouvé que des solutions alternatives pour aller au travail existaient. A l’heure de la cop21 il est temps de promouvoir des solutions écologiques de transports

 

2.2.1 Développer partout les transports en commun et instaurer progressivement leur gratuité
-Renforcer les réseaux de transports en commun sur tous les territoires pour favoriser les modes de déplacement les moins polluants et accidentogènes, les plus partagés possibles (bus, bus en site propre, tramways, etc.). 

Créer trois boucles de tramways 

1) la boucle de l’hyper centre rive de Boulingrin à TDA en transformant la voie de Teor. 

2) la boucle du grand centre de Rouen en prolongeantle tramway de Boulingrin en le raccordant rive gauche à la station Balzac, via le pont Mathilde. 

3) La boucle pour relier les deux terminus Technopole – Braque

 

– Créer un réseau ferroviaire métropolitain en partenariat avec la sncf pour relier Rouen – Sotteville – Tourville – Elbeuf – Rouen en l’intégrant dans le réseau Astuce. Ceci permettra aux populations de l’agglomération de se déplacer rapidement en moins de 20min là où il faut aujourd’hui 1heure de bus

 

Gratuité du réseau Astuce tous les jours et pour tous pour promouvoir le commerce en centre ville. Le manque a gagner est financé par les recettes du stationnement payant dans la ville et la baisse du coût du bitume
-Défendre le maintien et la réouverture des gares et lignes locales de train pour le transport de passagers et de marchandises, ainsi que le transport fluvial de marchandises le cas échéant

 

Retour en régie publique de la TCAR, la concession datant de 1995 arrive à échéance en 2020 lors du prochain mandat. Les négociations avec une entreprise privée entravent la souplesse nécessaire à l’adaptation des lignes selon l’intérêt général des habitants. Le versement des dividendes de la Transdev à ses actionnaires est inutilement coûteuse pour la population.

 

Transformation progressive des bus diesel par du gaz naturel ou air comprimé

 

Augmentation des fréquences de bus le soir et élargissement des horaires du jeudi au samedi soir et tôt le matin pour s’adapter aux horaires des premiers trains


Développer les plateformes multimodales à l’entrée de l’agglomération (de 50 à 250 places actuellement, aller à 750 à 1500 places) pour réduire le trafic et la pollution de l’air ; développer les aires et places de stationnement pour le covoiturage
Après la mesure précédente

Réduire dans les centres-ville denses l’emprise du stationnement de surface (report vers les parkings souterrains municipaux ou municipalisés déjà existants ) et hausse des tarifs de stationnement pour dissuader financièrement et en temps les automobilistes
-Lors du renouvellement du parc automobile municipal ou intercommunal, choisir la transition vers des véhicules électriques (ou autres technologies moins polluantes)
-Utiliser les pouvoirs de police générale du maire pour interdire l’occupation du domaine public fluvial (quais rive droite/gauche et port) aux paquebots ne respectant pas les normes environnementales 
Tolérance zéro pour le stationnement sur les places réservées aux handicapées

 

 

2.2.2 Rouen vers la cité des transports écologiques, Réduire la place de l’automobile et des camions en ville

La pollution de l’air provient en partie de la place importante de la voiture dans notre agglo. 600 000 véhicules par jour ! Baisser de seulement 10 % le trafic permettrait de fluidifier toute la circulation et d’améliorer significativement note qualité de l’air.La hausse des prix pétroliers accroît le coût du bitume, ce qui constitue au moins 2 millions d’€ de dépenses pour refaire les routes de plus de 15 ans. Cette économie financera les projets de transports doux.

La première année

Refuser l’autoroute Est de Rouen Grand Projet Inutile Imposé. Refus du tout voiture/camion et économies de 900 millions (450M€ argent public dont 66M de financement de métropole)

Adoption d’un plan d’extension du vélo utilitaire et de réduction de la voiture. Près de la moitié des déplacements effectués en voiture sur le territoire de la Métropole font moins de 3 kilomètres, or il faut ¼ d’heure pour faire 3 kilomètres à vélo. C’est ces trajets en voiture qu’il faut réduire. Ce plan multipliera les voies cyclables (voir ci-dessous) et réduira drastiquement l’usage de la voiture dans Rouen intra et sur les boulevards.→ plus de sécurité des cyclistes. Plus ils sont nb plus les accidents baissent ! Ce plan sera fait avec les associations vélos de la ville

Campagne de communication pour créer un sentiment d’identification fort de notre ville et du vélo. La conversion de la rue J. d’arc et des boulevards en voies vertes sera l’électrochoc pour convaincre les rouennais de se mettre en selle. La journée sans voiture sera popularisée et étendue progressivement dans la métropole

 

Plan de piétonnisation de la ville.

* Faire de la rue Jeanne D’arc une avenue verte. Cette espace sera partagé entre vélos et piétons. Cette avenue verte pourra accueillir les week-ends des événements culturels et festifs

* Rendre la place du vieux marché aux piétons avec les rues vers l’avenue verte jeanne d’Arc. L’accès au parking souterrain se fera par le boulevard des belges. Piétonnisation du carré magique : place du vieux → J.d’Arc→ Lecanuet→ place des Carmes→ exclu rue de la république

* Prolonger la rue eau du Robec vers la rue des petites eaux du Robec et le parc des deux rivières jusqu’à Darnétal. Constituer une trame verte et bleue comprenant une piste cyclable, un espace arboré de balade et un ruisseau sur la 2e partie de la rue eau de robec (au delà de la place st vivien parallèle à la rue st hilaire). Constituer des surélévations pour la continuité de la trame verte et bleue sur les places st vivien et st hilaire.

* Vers une piétonnisation de la rue A. Carrel du bas de la rue (de la place st Marc→ trame verte et bleue de la place st vivien) Cet espace piétonnier sera accessible aux vélos et riverains

* Piétonnisation de la rue Beauvoisine. Cet espace piétonnier sera accessible aux vélos et riverains

* Piétonnisation des abords devant toutes les écoles publique et privée. Exemple : école privée st vivien suppression des places de parkings longue durée en créant un espace boisé avec bancs pour l’attente et la sécurisation des familles

Audit sur le coût économique et écologique des parkings souterrains en centre ville. Réfléchir à leur abandon ou transformation du fait de leur coût. Le 1e étage des parkings serait reconvertis en parc à vélos

Indemnité kilométrique pour les agents de la métropole et de toutes les villes de la métropole pour suivre le bon chemin pris par la ville de Rouen

Création d’un vélo bus régulier aux heures de pointe/ du travail qui partirait sur les hauteurs de la ville (MSA, Bois Guillaume, plateau Est) type Filor.

 

Elargir les horaires d’acceptation des vélos dans les bus (auj seulement après 19h et avant 7h!) aux « heures creuses » tel que de 9h30 à 16h30 excepté le samedi (si gratuité affluence supplémentaire)

Création d’une rocade verte sécurisée sur les boulevards spécifiques aux vélos. (coût faible par l’installation de bacs arborés séparant la voie de voiture (30) et celle à vélo. Projet initialement prévue puis abandonner lors de la construction de la ligne T4

Box à vélo à installer gratuitement pour que les habitants garent leur vélo autrement que dans leur salon ou se résigne à en acheter un par manque de place dans l’immeuble

Créer des lieux de stationnement couverts pour les vélos (réutilisation des parkings souterrains…) notamment à la gare, devant toutes les écoles, auberge de jeunesse, parkings relais, universités, collèges, lycées. Les arceaux sont présents mais en nombre insuffisants et non couvert. La pluie et le vent dégradent rapidement les vélos. La couverture sera constituée de panneaux solaires afin d’alimenter des bornes de recharge des vélos électriques. Ces lieux seront équipées de pompe à vélo fixes et de rustines le tout gratuitement.

Créer une maison de la mobilité avec un espace dédié aux transports doux. Cette centrale de mobilité sera ouverte du lundi au samedi toute la journée. Elle regroupera les associations de vélos/trotinettes, rollers : Sabines, guidoline, Les recettes des locations de vélos électriques ou non(moyenne et longue durée) financeront les associations de vélos tel que Guidoline (gratuité de la réparation collaborative de vélos) Prévoir des logements et des casiers pour les touristes à vélo. En effet, la piste cyclable Paris Le Havre est de plus en plus fréquentée.

Cette maison de la mobilité sera délocalisée certains jours pour trouver des solutions de déplacements dans les zones péri-urbaines et rurales autour de la métropole.

Soutenir les associations, coopératives et commerçants qui promeuvent le vélo : Plombike, Rouen Bike, Cyclables…

Développer les bus école et pédibus, pour les que les enfants aillent à l’école en vélo ou à pied. Les animateurs salariés auront cette tâche pour pérenniser ce service de transports et favoriser les temps plein de ces travailleurs-es.

A mi-mandat : objectif 3 %

Grand Plan vélo pour les universités de Rouen. Développement la pratique du vélo chez les étudiants. Multiplier les autoroutes vélo/ trottinettes /rollers du centre ville vers les universités. Augmenter la capacité des parkings vélo et les abriter. Voie cyclable du centre ville jusqu’à l’université de MSA avec sécurisation dans la côte st Maur… Ce plan vélo étudiant devrait permettre à Rouen de passer les 3 % de déplacements urbain à vélo.

Rouen ville 30, toute la ville est limitée à 30km/h excepté les grands axes. La modération automobile joue un rôle clé dans le développement du vélo. Exemple : Brême, Hambourg, Berlin. Ces aménagements sont économes car il n’y a alors plus besoin partout d’aménagements cyclables spécifiques.

Création de pistes* cyclables (trottinettes /rollers) sur tous les grands axes routiers, notamment par un autoroute à vélo sécurisée sur les quais (bas ou haut – a étudier). Aujourd’hui, la voie cyclable sur les quais haut est dangereuse compte tenu de sa mauvaise signalisation et de sa situation. Transformation des bandes cyclables en pistes cyclables car les bandes ne sont pas indépendantes de la voie bus/voiture, or la piste a son chemin propre et la séparation avec les autres voies limitent les voitures garées sur la voie vélo, trottinette, roller.

3,3 Avant la fin du mandat

Diversifier les publics cyclistes/trottinettes /rollers. Auj le cycliste est un homme cadre de la fonction publique. Ils sont passé de 6 à 24 % alors que les ouvriers ont régressé de 23 à 15 %.

Reliez les villes de la métropole par des autoroutes pour vélo : la réduction du nombre d’arrêt imposés (feux, cédez le passage, stop…) par des passages dénivelés notamment, , l’entretien des pistes sont indispensables pour que le vélo puisse un moyen de transport au-delà des 3km. Or la multiplication des entraves, ralentissements peuvent faire augmenter la vitesse du cycliste de 25 % . Ceci augmente au final de 50 % son territoire accessible.

Création d’un centre de distribution urbaine pour supprimer les camions de la ville. Les camions sont la 1e cause du déchaussement des chaussées ce qui coûte très cher à la ville de refaire le bitume. Toutes les marchandises destinées à Rouen devront être acheminées dans ce CDU. Ainsi, les marchandises seront redistribuées par quartier. Ainsi un seul camion viendra par quartier. Ceci baissera la pollution en ville. Mise en œuvre grâce à un arrêté anti 7,5tonnes. Des CDU existent déjà à Bordeaux et Limoges.

Travailler avec les entreprises pour leur plan de déplacements en bénéficiant de l’expertise de la maison des mobilités

2.2.3 Aménager plus d’espaces verts et conviviaux en ville

-Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public fixant un objectif d’occupation végétale du sol en zone dense en début de mandat ; replanter des arbres fruitiers en milieu urbain. La ville en aménageant les quais bas rive gauche jusqu’à la presqu’Ile rollet a fait le bon choix. Ces espaces sont plébiscités par les rouennais-es et les touristes. Continuons en ce sens en constituant une trame verte des quais rive droite à la côte st Catherine. En élargissant les quais rive droite grâce à une végétalisation de l’espace et réduisant la place de la voiture. Etendre le square verdrel sur le rue Lecanuet pour créer progressivement une voie verte sur toute la rue interdite aux voitures sauf riverains.

Développer les plantations citoyennes devant les façades, immeubles, pieds d’arbres. Ces initiatives initiées par l’association Fil Vert, dont exemplaires pour recréer du lien social. Un budget conséquent sera alloué à l’installation de bac, de décaissage pour embellir les rues, favoriser les insectes dans la ville . Ce travail sera fait conjointement avec le service urbanisme pour élargir les trottoir au détriment de la voiture (places de parking ou routes). L’association des Incroyables comestibles a aussi initié des plantations de légumes en ville ou sur les rond points. Ces actions seront favorisées notamment par un soutien logistique et financier. De plus, l’urbanisme devra désormais prendre en compte cette variable végétalisation des façades et des aménagements.

– Financement rapide de l’initiative citoyenne de création d’oasis urbaines. Substitution de places de parking par des bancs publics entourées de bac à fleurs/légumes/arbustes dans des lieux où les points de vue sur la ville sont agréables.
-Développer les jardins partagés (tel que dans le square du musée des antiquités), ouverts, conviviaux, pour recréer du lien social et renouer avec la nature en ville ; maintenir les jardins ouvriers
-Faire des forêts communales des territoires sanctuaires pour la biodiversité, la découverte du vivant, libérées de la chasse à courre
-Aménager, notamment dans les zones urbaines denses, des espaces refuges pour les animaux sauvages et maintenir des friches en particulier pour les pollenisateurs sauvages

2.2.4 Réduire les pollutions sonores, lumineuses et électroniques pour libérer l’espace et le temps du consumérisme

Création d’un observatoire de la qualité de l’air avec tous les acteurs : économiques, associations, citoyens. L’objectif est de dresser un diagnostic pour réduire les particules fines. Installation de panneaux informatifs (St Aix, quais rive droite/gauche, stades ouverts au public…) pour informer la population des pics de pollution et inciter à éviter de faire du sport ces jours-là. La pollution atmosphérique est responsable de 111 morts par an en France. De nombreux décès anticipés sont aussi liés à ce fléau. L’INSERM révèle qu’à Rouen 35 % des cancers des poumons sont liés à la pollution de l’air. Il y a 7 fois plus de chance de leucémie chez l’enfant quand il grandit à côté d’une infrastructure routière.

1/ Lutter contre les pollutions sonore et lumineuse en faisant respecter la loi. Supprimer les pubs illégales (1 tiers estime le collectif antipub). Politique de prévention puis dans un second temps d’amendes si non respect de la lois. Réaffectation d’une partie de la police municipale à des heures nocturnes pour faire respecter les lois suivantes. Depuis le 30 janvier 2012, les publicités lumineuses doivent être éteintes entre 1 h et 6 h du matin dans les unités urbaines de moins de 800 000 habitants. Les enseignes lumineuses doivent être éteintes entre 1 h et 6 h du matin, quelle que soit la taille de la ville. Depuis l’arrêté du 25 janvier 2013, les vitrines des magasins doivent être éteintes entre 1 h et 7 h du matin. Les éclairages intérieurs de locaux à usage professionnel (bureaux…) doivent être éteints une heure après la fin de l’occupation de ces locaux.

2/ Mise en place d’un Règlements locaux de publicité (RLP) où bannissement de la publicité sexiste, non locale et de produits anti-écologiques (voitures, Edf…) et les écrans publicitaires de l’espace public. Réduction du nombre et de la taille des panneaux publicitaires

2/ Ne pas reconduire le contrat avec JC Decaux sur la publicité ce qui nous permettra de recevoir des recettes pour financer la maison du vélo et les locations de ceux ci.

2/ Ouvrir un débat public, notamment avec les associations des droits des femmes et de protection des animaux sur l’extinction et l’aménagement de l’éclairage municipalà certaines heures de la nuit

3/ Réaliser un audit sur l’exposition des habitants aux ondes et la réduire autant que possible

4/ Réduire les nuisances associées aux trafics routiers en adoptant un hyper centre ville sans voiture et grâce aux rocades vertes et aux parking relais (voir 2.2)

6/ Interdire les cirquesexploitant des animaux sauvages, tel que le grand cirque de Noël à Rouen. Accueillir les cirques sans animaux sauvages

2.3 Où la terre, l’eau et l’alimentation sont saines

2.3.1 Lutter contre l’étalement urbain et l’artificialisation des terres

Créer une ceinture verte dans l’agglomération pour arrêter l’étalement urbain et créer une trame naturelle circulaire pour préserver la biodiversité et le climat – voir plan -Proposer la création de Zones Agricoles Protégées (ZAP) et de Périmètres de protection et de mise en valeur des espaces agricoles et naturels péri-urbains (PAEN), afin de renforcer la protection durable des terres agricoles. Sanctuariser dans les PLUi le foncier agricole, forestier et naturel en appliquant strictement les dispositions législatives et réglementaires existantes, refuser les GPII grands projets inutiles comme la future Zone d’Activités « Les Coutures » à Cléon. Installons ces entreprises sur les friches industrielles existantes. –Préserver la biodiversité dans ces ceintures vertes agricoles, les trames vertes et bleues, en restaurant les haies et les mares

Transformation de la zone commerciale des deux rivières en vallée verte. C’est un poumon vert qui participera à faire respirer notre ville. Il existe une des dernières zone humide de l’agglo aujourd’hui mais elle est enclavée entre des espaces commerciaux. L’entreprise éléphant bleu de lavage auto jouxte la zone humide. Quel symbole ! Profitons de la fermeture de castorama pour préempter le terrain et revégétaliser la vallée progressivement. Cette zone doit être rendue à la biodiversité avec des activités de balade et l’extension de jardins potagers. La lutte des militants écologiste de Repainville est exemplaire. Nous serions novateurs en France en rendant une zone bétonnée en zone agricole. Dans cette vallée, un plan d’installation d’un réseau de paysans en agriculture biologique (en lien avec le GRAB) serait installé pour fournir les cantines de l’agglomération. On ne peut pas vanter les repas locaux et bio d’une part et bétonner toujours plus loin autour de notre ville. Les deux fois deux voies seront aussi réduites à une voie pour revégétaliser ces espaces

Prévoir une reclassification agricole de certains terrains actuellement constructibles
-Mener une réflexion sur la valorisation des friches (dépollution, préservation, utilisation artisanale et/ou agricole…)
Programme de mixité des activités dans les espaces urbains. A l’inverse aujourd’hui de la spécialisation des espaces qui engendrent de nombreux déplacements polluants. Par exemple, notre métropole compte des espaces purement commerciaux (Tourville/Barentin), des espaces résidentiels (HDR) et d’activité professionnel (plaine de la Rousse à Isneauville). Il faut au contraire réintégrer de la mixité des fonctions sur tous les territoires. Adoption comme en Rhone Alpes d’avantages financiers quand les habitants déménagent près de leur lieu de travail

2.3.2 Réduire l’exposition aux produits chimiques nocifs pour la santé et l’environnement
-Sortir de l’usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux
-Faire appliquer autour de toutes les habitations et lieux de vie une distance minimale de 200 m d’interdiction des épandages de pesticides : soutien aux associations de riverains, organisation de réunions entre agriculteurs, agricultrices et habitants, promulgation d’arrêtés d’interdiction d’épandage en coordination avec tous les maires qui prendraient des mesures semblables, recours en justice.
-Sensibiliser et accompagner les habitant.e.s pour étendre la démarche “zérophyto” (jardins partagés, journée d’éducation populaire avec les agents municipaux…)
-S’assurer du bon déroulement des opérations de désamiantage des bâtiments communaux et intercommunaux, ainsi que de la sécurisation des sites présentant des niveaux de radioactivités dangereux
-Favoriser l’éco-pâturage pour l’entretien des espaces communaux tel que sur la côte st catherine.
-Favoriser l’utilisation de matériaux locaux (paille, bois, terre crue…) pour la construction publique et privée et soutenir les chantiers écoles adoptant ces usages. Ces pratiques de construction prônant la sobriété sont à l’opposé de la construction du palais de métropole qui nous coûta 25 millions d’€

 

2.3.3 Des cantines scolaires 100% bio et local

QQ chiffres : 7000 repas par jour et 54 écoles primaires à Rouen. Bon bilan progression des repas bio et locaux. Puis des repas non carnés sont initiés.

NB : La cantine centrale de Rouen est une régie publique : Syndicat intercommunal de restauration collective Rouen-Bois-Guillaume (SIRest)
1/ Les cantines scolaires dans notre commune sont à 24% composés d’alimentation biologique et près de 50 % locale.Il faut viser maximiser la part de produits de saison et locaux dans la restauration collective pour atteindre de 100% de produits locaux et progresser vers l’objectif de 100 % de bio, notamment pour les fruits et légumes.
2/ Favoriser les agricultures biologiques et locales dans la commande publique, outil de transition vers l’agriculture écologique. Il faut réinstaller des fermes d’agriculture paysanne dans la métropole. Exemples : ferme des bouillons, ferme de Bonsecours, revégétalisation de la zone des deux rivières en agriculture locale
3/ Former les équipes de cuisine pour un ré-investissement de leur métier et améliorer leur savoir-faire dans une alimentation moins carnée, moins transformée et issue de l’agriculture biologique,
4/ Ouvrir des jardins potagers biologiques dans les écoles pour et par les élèves ; le fruit de ces plantations pourra être servi à la cantine. Les associations de jardinage et potager urbain pourront servir de ressources pour amorcer cette transition.
5/ Intégrer une option “sans produits carnés” pour chaque repas dans la restauration scolaire et collective alors qu’aujourd’hui à Rouen, cette option n’est présente qu’une fois par semaine.
6/ Faire du repas à la cantine un moment d’éducation à l’alimentation et de lutte contre le gaspillage alimentaire

7/ Pour des cantines conviviales et reposantes. Continuer la lutte contre le bruit et l’inconfort lors du déjeuner dans les écoles. Etendre les temps de pause. Ces mesures adoptées par le conseil doivent être poursuivie. Rendre paisible le temps de déjeuner suppose de la convivialité à la cantine en supprimant les « open space ».

8/ Interdiction d’utiliser des couverts, assiettes, verre en plastique. Un plan de réduction des déchets sera adopté pour parvenir au zéro déchet. Les épluchures et restes alimenteront un compost afin de favoriser la fertilité du sol du potager

9/ Instaurer la gratuité de la cantine scolaire. 7000 repas x 640€ = 4 millions 480 000€

2.3.4 Préserver les ressources en eau, garantir l’accès vital aux premiers mètres cubes
-Soutenir en priorité la transition vers l’agriculture biologique des surfaces agricoles situées sur les aires d’alimentation de captages, pour réduire les coûts liés à la dépollution de l’eau. C’est le projet de la vallée verte des deux rivières située sur une zone humide. La zone des Haut près à Val de Reuil est située sur une nappe phréatique, des agriculteurs bio y sont installés pour préserver la qualité de la ressource en eau.
Co-gérer l’eau, bien commun de l’Humanité, favoriser l’implication des citoyen.ne.s par leur accès au conseil d’exploitation de la régie publique à travers des associations d’usagers et de consommateurs
Garantir le droit à l’eau par la mise en œuvre d’une tarification progressive et différenciée selon les usages, la gratuité des compteurs et d’un mètre cube d’eau par personne. La métropole mettra en place un point info eau, sur le modèle du point info énergie qui existe actuellement, pour aider les ménages à baisser leur consommation d’eau (récupérateur d’eau de pluie, robinet économe, toilette sèche ou grise…). La surconsommation d’eau (liée au remplissage des piscines, arrosage jardin) sera fortement taxée pour financer la gratuité du premier m³.
– Mettre en place des fontaines publiques sur les places et dans les parcs pour lutter contre les îlots de chaleur et permettre à tous de se désaltérer

– Transformer les toilettes en toilettes publiques sèches afin d’économiser de l’eau et recycler les copeaux de bois qui partent à la poubelle. Ainsi, la métropole montrera le bien fondé et le caractère hygiénique de ce système écologique de toilette, a l’inverse des idées reçues.

Moratoire des compteurs radio d’eau que veut installer partout notre régie publique de l’eau

2.4 Des communes « zéro déchets »

2.4.1 Décroissance des déchets pour réduire notre empreinte écologique et les taxes d’ordures ménagères
Des mesures à adopter dès la première année

Limiter la publicité (voir 2.2.4)

→ Réorganiser la chaîne de restauration collective en vue de diminuer de 75 % le gaspillage alimentaire et faire disparaître le plastique non recyclable ainsi que la vaisselle en plastique réutilisable, en adaptant quand cela est nécessaire l’équipement et le poste de travail des employé-e-s des entreprises de restauration

Collecte des déchets organiques dans les écoles et les administrations

30 % de poubelles sont composés des déchets organiques soit à Rouen : 11 781 084 kilos, près de 12 tonnes. Pourquoi ? Au lieu de les brûler, il faut préserver cette ressource pour enrichir nos terres.

Favoriser les composts individuels et mettre en place des composts collectifs dans les parcs, jardins pour réduire le poids des déchets collectés

Pourquoi ? La métropole a déjà adopté des solutions dans ce sens. Mais ces mesures sont trop timides. Il est nécessaire de faire de grandes campagnes de sensibilisation et de multiplier les actions sur le terrain. Exemple de compost collectif au square Halbout initié par des habitants.

Pourquoi ? Cette mesure sera économiquement très rentable puisque le coût de la collecte des déchets est élevé. (7milliards en 2015) Combien à Rouen ?

Transformer les boîtes à livres en boites à dons

Mettre en place des dispositifs de partage des aliments consommables via une application mobile (modèle de Beerap ?) ou des espaces dédiés tel que les boites à dons, soutien aux associations de collecte des invendus; action d’éducation à la cantine…

Politique de sensibilisation à la réduction des déchets et mise en place de débats pour trouver les moyens de la réduction des déchets. Cette politique sera effectuée envers les rouennais et les commerçants

Objectif que les citoyens réduisent de 150 kilos par an leurs déchets grâce à des gestes simples

Valoriser et soutenir les commerces en vrac ; mettre en place un dispositif de consigne pour les bouteilles en verre.

Soutenir le développement des ressourceries associatives et publiques

Des mesures à moyen terme

Mener une politique active vers la restauration privée et de loisir pour parvenir à l’objectif « zéro plastique »

Collecte des déchets organiques dans de nouveaux bacs

30 % de poubelles sont composés des déchets organiques soit à Rouen : 11 781 084 kilos, près de 12 tonnes.

Pourquoi ? Au lieu de les brûler, il faut préserver cette ressource pour enrichir nos terres.

Politique de sensibilisation auprès des écoles. Elle aura des effets à moyen et long terme

Installer des récupérateurs d’eau de pluie aux bâtiments publics pour l’utilisation de l’eau de pluie dans le nettoyage/arrosage

En effet, les années sont de plus en plus chaudes et les nappes phréatiques sont de + en + régulièrement en situation de tension hydrique. Ainsi, la ville de Rouen s’interdit d’arroser les plantations. Grâce aux récupérateurs d’eaux de pluie, on récupère une capacité d’arrosage pendant les périodes de sécheresse.

Mettre en œuvre une tarification progressive de l’eau (voir 2.3.4)

Des mesures avant la fin de notre mandat

→ Intégrer la collecte et la gestion des déchets dans les projets d’urbanisme (livret)

→ Smedar, travail collaboratif avec eux pour l’amélioration du recyclage des déchets

→ Interdiction de ventes de bouteilles en plastiques

→ Mise en place de poubelles individuelles et tarification au poids avec un système de bonus malus sur le tri

→ Bornes de récupération des consignes en verre et plastique contre monnaie

→ Objectif de décroissance vers l’arrêt d’un four l’arrêt complet des incinérateurs

→ Retour en régie publique de l’incinérateur de déchets Vesta, basé au Grand-Quevilly, seul moyen vers la décroissance des déchets

  1. Un dispensaire pour les personnes qui n’ont pas les moyens de soigner leurs animaux

  2. Encourager la réintroduction de chouettes Hulotte afin de lutter contre la surpopulation de rats surmulot.

  3. commentaire sur le 2.2 : la fermeture du pont Mathilde a engendré une augmentation de 35% sur le trafic de la ligne F1 (édito Sanchez) du jamais vu, cette ligne, parmi les plus intelligentes de la métropole notamment par ces 2 P+R à chaque bout et sa traversée au coeur de Rouen, fut amputée entre le Zénith et le rond point des Bruyères au profit de la belle T4, fichant au passage un beau bazar sur le rond point, une rupture de charge…. bon courage José.

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