Axe 4 : Des communes actives et créative

  1. Démarche « relance de l’activité »

Nous voulons vivre, travailler et accéder aux loisirs dans des communes à taille humaine. Face au modèle métropolitain, qui concentre tout et creuse les inégalités, nous voulons un aménagement du territoire équilibré, organisé autour de bassins de vie locaux disposant de l’ensemble des activités et services publics nécessaires aux besoins du quotidien. Nous voulons répondre à l’urgence écologique, en soutenant l’emploi local et en développant les circuits courts.

Assez des heures de voitures forcées par la désertification et la relégation organisées. Les communes et intercommunalités disposent de leviers d’action pour relancer l’activité en soutenant la relocalisation de l’activité et la transition agricole. Pour que la vie reprenne, partout, il faut aussi encourager la création culturelle et favoriser l’accès aux loisirs pour donner à chacun. e, quelle que soit sa commune de résidence, la possibilité d’une existence riche et pleine.

4.1 Créer des emplois locaux

4.1.1.Soutenir et développer l’agriculture biologique et locale

– Créerdes commissions municipales ou intercommunales d’appui aux projets agricoles (commission pluraliste composées d’élu.e.s, d’agriculteurs et agricultrices, de propriétaires, de personnes ressources investies dans les questions d’alimentation…)

  • Créer une filière agricole biologique sur la zone des deux rivières et re-végétalisant cette zone urbanisée. Cette filière fournirait l’alimentation des écoles primaires. Les instituteurs-rices pour visiter ces fermes pour l’éducation à la bonne alimentation et à l’environnement.
  • Réserver 50 % des emplacements des marchés de la ville pour des producteurs locaux et pour des producteurs bio en vente directe. D’ici 5 ans, passez à 80 %
  • Priorité dans les critères d’attribution à des producteurs biologiques et des départements 76 et 27.
  • Créer un jour de marché paysan et biologique place St Marc (St Léger du Bourg Denis)
  • Planter des arbres fruitiers dans la ville (pour les sans abris, cf. Pays du sud)

– Adhérer au dispositif Vigifoncier et contractualiser avec la SAFER (et à terme avec les Etablissements Publics Fonciers Ruraux à l’échelle nationale), pour repérer les terres qui se libèrent et consacrer un budget d’opportunité dans le budget municipal pour pouvoir réaliser les acquisitions de foncier agricole quand une occasion se présente

  • Transformer la zone des deux rivières en zone agricole pour y installer des fermes urbaines et des agriculteurs biologiques en réseau afin de fournir les cantines scolaires de la la métropole
  • Sanctuariser les terres agricoles dans la métropole. Pour cela s’opposer à l’urbanisation des dernières fermes et terres agricoles tel que la ferme de Bonsecours. Des militants écologistes dont ceux de la FI ont réussi à sauver la ferme des bouillons à MSA.

– Proposer aux porteurs et porteuses de projets agricoles des baux ruraux environnementaux signés pour plusieurs années reconductibles et qui précisent que les terres devront être cultivées en agriculture biologique et avec montant de loyer attractif/modéré, ou des baux à usage incluant terres, bâti agricole et habitat dans le cas de reprise de zones délaissées, en lien avec la cantine centrale (repas des enfants dans les écoles primaires), des restaurateurs et la Chambre d’Agriculture

  • Proposer des services aux paysans et paysannes qui s’installent : location / mutualisation de matériel avec les services espaces verts (tracteurs …), aide aux investissements, offre de débouchés de commandes (par exemple pour la cantine et la restauration publique..), mise à disposition des lieux de vente (magasin de producteurs, marchés) ou de dépôts (AMAP, circuits courts, groupements de commande..), des espaces de travail et de réunion partagés pour favoriser les coopérations entre producteurs et productrices paysans plutôt que la concurrence.

  • Favoriser l’implantation des nouveaux paysans et paysannes

4.1.2 Défendre le petit commerce face aux géants de la grande distribution

  • Refuser les permis de construire et modifier le plan local d’urbanisme de façon à empêcher la construction de toute nouvelle grande surface. Exemple de Rouges Terres au nord de l’agglomération

  • Aider, par la mise à disposition de locaux, l’installation ou le maintien de petits commerces (librairie, boulangeries, boucheries, épiceries, maraîchers, cafés…)
  • Privilégier les « artisans » commerçants VS les franchises. Favoriser les regroupements pour des rues attractives. Soutien à l’installation d’artisans dans le cloître st Maclou.

4.1.3 Créer des emplois publics

  • Municipaliser les services externalisés au privé en ne renouvelant pas ou en annulant dès que possible les délégations de service public pour les services externalisés et retour de ces services en gestion publique communale ou intercommunale (tel que les parkings, les transports, publicité, le stationnement…)

  • .Régie publique des transports expulser la multinationale Transdev
  • Régie publique de la gestion de la publicité, expulsons JC Decaux
  • Régie publique des parkings souterrains

  • Ouvrir de nouveaux services publics, rentables et pourvoyeurs d’emplois : garage, centre vétérinaire, fermes et ateliers de transformation gérés en régie communale, coopérative de consommation, maisons de retraite, pompes funèbres etc.
  • Limiter le recours à des cabinets de consultant hors de prix en développant l’emploi scientifique (thèses CIFRE…)

4.1.4 Refuser le dumping social

  • Refuser le travail du dimanche (la loi autorise déjà assez de dimanche travaillé)
  • Refuser les zones franches qui favorisent le développement de la précarité. Faire un état des lieux de la ZFUR de la Grand Mare pour voir combien d’habitants du quartier en bénéficie pour combien d’argent public dépensé
  • Introduire des critères pour la création d’emplois locaux dans tous les appels d’offres

4.1.5 Lutter contre le chômage et la précarité

  • Organiser une permanence chômeur et d’accès aux droits pour le respect du droit du travail et l’accès aux droits des chômeurs et précaires. Ce pôle d’accueil serait en lien avec les associations de chômeurs
  • Lutter contre la précarité en mettant en place des plans de titularisation et des négociations salariales internes
  • Associer l’ensemble des agents municipaux à l’élaboration des projets et des politiques municipales (projets de service…) et développer la formation des agents territoriaux pour accompagner l’évolution des services, en y consacrant au moins 3% de la masse salariale

4.2 Relocaliser et socialiser l’activité

4.2.1 Développer l’économie locale et les circuits courts

  • Mettre à disposition les moyens publics (mise à disposition de locaux, soutien financier, monnaie locale, systèmes d’échange locaux…) pour le développement des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs, d’épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions locales
  • Créer, au niveau métropolitain, un service d’aide aux entreprises et producteurs locaux pour leur permettre de bénéficier des marchés publics : conseil, coopérative (SCIC) permettant aux producteurs de répondre de façon groupée…
  • Créer un label pour valoriser et favoriser l’implantation de produits, artisans et petites industries locales, en lien avec les chambres des Métier, CCI, Chambre d’agriculture, Office du Tourisme, associations de commerçants.
  • Favoriser la création de services d’échanges locaux (SEL) en mettant à disposition des citoyens des plateformes dédiées en autres pour le co-voiturage et généraliser les boîtes à dons.
  • Favoriser l’essor et la pérennité de monnaies locales complémentaires citoyennes existantes ou en projet

4.2.2 Soutenir l’économie sociale et solidaire pour produire et consommer autrement

  • Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) pour favoriser le développement de l’ESS et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage du capital : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs…
  • Accompagner les nouvelles formes collectives d’acquisition du foncier agricole (association foncière, Terre de Liens…).

  • Embaucher un expert en reprise d’entreprise au niveau métropolitain pour accompagner et soutenir les salariés pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP
  • Créer et soutenir les structures d’insertion par l’activité économique (régies de quartier, ateliers et chantiers d’insertion notamment pour les handicapés…) (marchés publics réservés, accompagnement, aide aux locaux)
  • Maintenir et défendre les subventions aux associations (contrats aidés, subventions départemen­tales et régionales) et aux entreprises de l’économie sociale et solidaire (SCOP…)
  • → Favoriser les recycleries pour créer des emplois utiles et stables

4.3 Permettre l’accès de tou.te.s à la culture et aux loisirs

4.3.1 Favoriser l’accès à la culture

  • Ouvrir de nouvelles médiathèques de proximité animées par des bibliothécaires en nombre suffisant et proposant l’accès gratuit aux livres, œuvres numériques et le prêt d’œuvres (artothèques) Soutenir les conservatoires en recrutant des équipes pédagogiques diplômées et en favorisant la diversité des pratiques (de la danse classique au hip hop, du théâtre aux comédies musicales…)

  • Animations avec les scolaires mais aussi durant les vacances scolaires et créer des évènements pour sortir davantage les livres des étagères (soirées « conteur », dédicaces, rencontres d’auteurs et d’illustrateurs, développer le « quai des livres »,
  • Un vrai festival du livre  sur l’esplanade Jeanne D’Arc

  • Permettre au plus grand nombre d’accéder à un enseignement et une pratique artistique au conservatoire ou à l’école de musique, danse, théâtre, ou en centre d’art notamment en baissant les tarifs d’entrée au conservatoire alors que la mairie a augmenté drastiquement ces tarifs
  • Généraliser le 1% artistique dans tous les bâtiments en installant, dans chaque bâtiment public ainsi que dans les nouvelles constructions privées, des œuvres d’art

  • Créer et/ou soutenir des Maisons de jeunesse et de la culture (MJC), lieux de mixité culturelle et d’éducation populaire, et développer des partenariats avec les centres sociaux, équipements culturels, associations et artistes locaux
  • Co-organiser un festival des cultures d’art de la rue sur l’esplanade jeanne d’Arc et en co-organiser d’autres à leurs initiatives.

4.3.2 Multiplier les lieux de création artistique

  • Mettre à disposition d’artistes les lieux vacants pour proposer des espaces de création, de fabrique, de recherche, d’exposition, d’expression, d’universités populaires, permanents ou non
  • Permettre aux équipes artistiques locales de disposer de locaux et d’un accès aux équipements culturels. Préempter des bâtiments ou réhabiliter le patrimoine communale laissé à l’abandon. Exemple : de l’église St Pierre du Chatel qui va être transformé en restaurant et hôtel de luxe ! Idem pour l’église st croix des Pelletiers qui va devenir un restaurant et un espace de co-working.
  • Favoriser l’implication citoyenne en matière de programmation artistique (cinéma, théâtre, musées…)
  • Faire entrer l’art à l’école : développer des jumelages entre les structures culturelles et les écoles ; ouvrir des résidences d’artistes en milieu scolaire, en maison de retraite et en milieu carcéral.
  • Développer les activités artistiques et culturelles dans les centres de loisirs, crèches… en lien avec les équipements, associations et artistes du territoire
  • Faire appel à des artistes pour l’ensemble de la vie municipale (illuminations, fêtes de quartier ou de ville, projets d’aménagements)
  • Faire de la rue Jeanne d’Arc, une esplanade ouverts aux artistes en y organisant tous les samedis des festivités culturelles ou sportives

4.3.3 Développer une pratique sportive populaire et émancipatrice

  • Construire de nouveaux équipements sportifs de proximité (terrains, piscines et gymnases notamment) dans les territoires les moins pourvus. Exemple : des terrains d’entraînement de football disparaissent au sud de Rouen. Il est urgent que les enfants disposent de terrains de football près de chez eux.

  • Organisation rapide d’états généraux du sport avec tous les ligues et disciplines possible + CROS / CDOS… en vue de répertorier les besoins urgents et les projets sur 5 ans.
  • Favoriser les partenariats entre le haut niveau et le loisir.
  • Conditionner les subventions aux clubs de haut niveau à une charte antidopage. Si le dopage est révélée par des contrôles dans une équipe, les subventions leurs seront coupées.
  • Favoriser le sponsoring en organisant les rencontres entre monde sportif et monde économique
  • Mise en place d’une fête des sports notamment du handisport sur l’esplanade Jeanne d’Arc pour encourager la pratique sportive et la mise en place de clubs handisport. Invitation à la venue de champions sportifs notamment handisports
  • Création d’un « circuit » d’envergure dans la ville de Rouen pour organiser des compétitions sportives diverses (marathon, roller, cyclisme, cyclo cross….) en lien avec la Préfecture, les pompiers et les ligues sportives diverses. Ces festivités remplaceront le 24h motonautique du 1e mai. Cette course est anti-écologique et dangereuse puisque plusieurs personnes sont décédées au cours de cette course
  • Fermer des rues/places publiques le week-end à proximité des marchés pour y permettre des pratiques sportives (et culturelles) et leur donner une visibilité accrue
  • Favoriser la gratuité et la tarification sociale des équipements sportifs
  • Créer/augmenter le chèque associatif ou accès équipements sportifs selon quotient familial
  • Rendre accessible les installations sportives scolaires aux associations en dehors des horaires d’ouverture des établissements scolaires, y compris pendant les vacances scolaires

  • Augmenter l’étendue des plages horaires
  • Audit global des créneaux pour permettre un accès à TOUTES les disciplines et inciter à regrouper les sections identiques
  • Aider les associations pour former et engager du personnel afin d’animer les vacances scolaires (convention de formation de personnel municipal et associatif) en vue d’animer les activités ludiques et sportives durant les vacances et de drainer vers les clubs à ces occasion
  • Soutenir la pratique sportive féminine et mixte en engageant une réflexion sur le type d’équipement

sportif à construire et en élaborant, avec les associations sportives locales, une charte de lutte contre les discriminations dans le sport

  • Créer des garderies ludico-sportives dans les équipements sportifs municipaux, pour favoriser notamment la pratique sportive féminine.
  • Privilégier dans l’attribution des créneaux de gymnases les sports compatibles avec cette exigence
  • Refuser le « nommage » par des marques des équipements sportifs et leur privatisation. Exm : Kinderarena
  • Protéger les pratiquants de sports de nature en interdisant sur le territoire communal et métropolitain la chasse le dimanche en période de chasse

– Instaurer un dimanche par mois une journée sans voiture en ville (rive droite et rive gauche) pour favoriser le sport et un air sain nécessaire à la pratique sportive.

  • Toute subvention sera assortie d’une contrepartie d’obligation de réduction des déchets. Nous commencerons par bannir les gobelets en plastique à usage unique des stades en les remplaçant par des gobelets consignés. Idem pour les barquettes qui devront être réutilisables. Exemple : des matchs de football au stade Diochon

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